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Remise du sixième Prix du Cercle littéraire Proustien par Armelle Barguillet-Hauteloire

Prenez un paysage de mer et de coteaux, un hôtel de style second empire plein de charme et de raffinement, un écrivain unique, l'un des plus grands de la langue française, et vous aurez les ingrédients qui composent un après-midi et une soirée d'exception concoctés par le Cercle Littéraire proustien de Cabourg-Balbec en ce 19 novembre, à l'occasion de son dîner annuel et de la 6e édition de son prix de la Madeleine d'or. Et pour combler les esprits les plus exigeants, le Cercle avait programmé à 16 heures, dans la salle à manger transformée momentanément en auditorium, la conférence du professeur Michel Blain sur le thème des Mille et une Nuits dans "La Recherche du temps perdu". Pourquoi les "Mille et une Nuits" ? Parce que ce récit aux 150 sous-titres, ces nuits qui cumulent un nombre rare de mystères sont avec "Les mémoires de Saint Simon" l'un des deux livres modèles, sorte de références cadres selon lesquelles Proust envisage sa Recherche dans sa forme et sa longévité. Il l'a avoué lui-même : " Ce serait un livre aussi long que les Mille et une Nuits, mais tout autre. Sans doute, quand on est amoureux d'une oeuvre, on voudrait faire quelque chose de tout pareil, mais il faut sacrifier son amour du moment et ne pas penser  à son goût, mais à une vérité qui ne nous demande pas nos préférences et nous défend d'y songer". ( Pléïade - Tome IV - page 620 )
 

 
L'écrivain avait eu connaissance de ces contes grâce à Joseph-Charles Mardrus, né au Caire en 1868, époux de  Lucie Delarue, médecin et orientaliste demeurant à Paris qui, encouragé par Mallarmé, avait traduit de 1898 à 1904 une nouvelle version de cette oeuvre arabo-musulmane en seize volumes, et, ce, dans une perspective plus érotique ( car non expurgée ) que les précédentes. C'est cette version que Proust découvrît avec émerveillement. Ces contes, figés dans l'écrit à partir de XIIIe siècle, sont le résultat de la fusion de nombreuses versions orales ( d'origines diverses : Perse, Bagdad, Egypte ) qui commencèrent à se diffuser en Europe avec la traduction d'Antoine Galland, au début du XVIIIe. Ce long récit est l'histoire de Shéhérazade, fille du vizir, qui a été promise au roi des rois Shahryar, car elle est la dernière vierge de son royaume. Trompé par sa première épouse, le roi craint que les autres ne fassent de même, aussi, prenant les devants, les fait-il exécuter les unes après les autres dès la nuit de noces consommée. Pour tenter de reculer cette mort annoncée, la belle jeune fille va ajouter à sa séduction personnelle le secours de la parole, et inventer chaque soir un récit dans l'espoir de captiver son amant et repousser, nuit après nuit, la terrible échéance. Par chance son talent de conteuse est tel que, bientôt, le roi ne peut plus se passer des narrations vraies ou imaginaires qui le tiennent en haleine et 1001 nuits passeront ainsi dans les délices des sens et de l'esprit, si bien que Shahryar épousera Shéhérazade et qu'ils auront plusieurs enfants.
Chacun de ces contes, d'une sensualité raffinée et parfois grivoise, où alternent avec finesse la contemplation amoureuse et mystique et l'interrogation obsessionnelle sur la nature du désir, n'en sont pas moins empreints de sagesse, voyage initiatique autour de la chambre vers des ailleurs inouïs, oeuvre qui a le pouvoir de réveiller les récits endormis au fond des pages, car Shéhérazade a beaucoup lu, c'est une intellectuelle qui parvient à avoir raison de la misogynie de Shahryar par l'agrément de son verbe.


Dans "La Recherche", les allusions aux Mille et une Nuits sont nombreuses, ainsi les assiettes de la salle à manger de Combray qui représentent des scènes des contes, Venise tout encombrée d'Orient, Albertine prisonnière comme une femme du sérail, le narrateur somnolent entre veille et sommeil et surtout Proust, lui-même, luttant chaque nuit dans sa chambre tapissée de liège, afin que l'écriture maintienne en lui la flamme de la création littéraire et diffère, autant que faire se peut, cette mort qui s'avance à son devant.

   
  A la suite de la conférence, nous allions nous retrouver à l'heure de l'apéritif dans une atmosphère conviviale et peu protocolaire. C'est un moment de détente où les membres du Cercle, toujours plus nombreux, prennent plaisir à échanger, minutes qui m'ont permis de faire la connaissance de l'un des lauréats, car cette année - on ne prête qu'aux riches - nous en avions deux, tant les ouvrages proposés étaient de qualité. Parmi les livres en compétition, je citerai "Proust et l'obscur" de Diane de Margerie et "Lectures de Proust" de Raphaël Enthoven. Le prix est donc allé à Luc Fraisse, docteur ès lettres, professeur à la faculté de Strasbourg, dont l'ouvrage " La petite musique du style" ( Classiques Garnier ), son douzième consacré à l'auteur de "La Recherche", nous présente un échantillonnage, depuis Homère jusqu'à ses contemporains, du rapport de Proust avec ses lectures inspiratrices. Proust et ses sources, mais également Proust devenu source pour nombre d'écrivains qui l'ont suivi comme Julien Gracq et Samuel Beckett, résurgences de Proust dans la littérature d'aujourd'hui.
 
Le lauréat ex-aequo n'est autre que le professeur Yoshikawa, un fidèle du Cercle, qui voit couronner "Proust et l'art pictural" ( Ed. Honoré Champion ) de la Madeleine d'or, tant est riche la galerie de tableaux que nous propose le roman proustien. Le sujet est quasiment inépuisable. Elstir, le peintre de La Recherche, qui évoque tout autant Pissaro, Degas, Helleu ou Monet, est le porteur et l'intercesseur de la mystique artistique qui fonde l'oeuvre. Immense était la culture picturale de l'écrivain que ses traductions de Ruskin avaient introduit dans les arcanes les plus secrètes de l'art. Grâce à son érudition, Kazuyoshi Yoshikawa nous guide avec bonheur sur la voie de cette information multiple. Professeur à l'université de Tokyo, monsieur Yoshikawa a consacré à la littérature française et à Proust, en particulier, sa vie d'intellectuel éclairé et francophone, puisque son dernier livre a été rédigé directement dans la langue de Racine et  Molière. Bel exemple de cette insémination culturelle à travers l'espace et le temps de la langue et de l'art qui devrait nous inciter à sauvegarder la nôtre, facteur civilisationnel par excellence.
Avant le dîner, Madame Bloch-Dano, présidente du jury, au cours d'une allocution sobre et précise, nous présenta les deux lauréats et leurs ouvrages respectifs, avant que Monsieur Fraisse, le seul présent, Monsieur Yoshikawa étant retenu à Tokyo par un colloque, nous entretienne de la teneur de son travail qui allie la modestie du chercheur à l'érudition d'un familier des grands textes. Le dîner devait clôturer une journée riche, que l'écrivain aurait probablement aimée, pour la raison qu'il n'y avait là que des amoureux de son oeuvre, communiant dans l'évocation de son souvenir,  et toujours en attente d'aller plus loin dans la découverte de ce continent qu'il a fait surgir des eaux pensives et fécondes de son imaginaire
                                                                               
                                                        Armelle Barguillet-Hauteloire

Notre Programme 2011


Enfin en ligne , voici notre programme  pour 2011. Attention, certaine des manifestations de cet été sont encore susceptibles de changements.
Dates Horaire Manifestations Lieux
26 février 15 h Retrospective 2010 et goûter proustien Grand-Hôtel de Cabourg
28 avril 10 h Visite du Musée jacquemart André et de l'exposition Caillebotte Paris
12 h 30 Repas chez Drouant
15 heures  Visite du musée de l'éventail ( en cours de programmation)
2 et 3 juillet 15 h 4° Balbec Normand de Marcel Proust Trouville et Cabourg
11 juillet 20h 45 lecture sur le thème de "Beig-meil" Mairie de Cabourg
18 Juillet 20h 45 Conférence
" Madame Greffulhe, une femme d'influence"
par Laurent Fraisse
Mairie de Cabourg
25 juillet 20h 45 Conférence
"Qui se cache derrière Odette, rachel et Madame de Villeparisis?"
par Mme A Barguillet-Hauteloire
Mairie de Cabourg
1 août 20h 45 Lectures de la correspondance de l'année 1911
par le docteur Henriet
Mairie de Cabourg
16 août 20h 45 Proust et l'exclusion comique par Elyane Dezon-Jones Mairie de Cabourg
22 août  18 h Assemblée générale Mairie de Cabourg
19 h 30 Lectures autour du personnage de Madame Verdurin
19 Novembre 16 h Conférence
"Les mille et une nuits dansà  la Recherche du temps perdu"
par Michel Blain
Grand-Hôtel de Cabourg
19 h 30 Remise du sixième prix du cercle et dîner proustien

Sortie Parisienne du 28 avril par A Barguillet-Hauteloire

On sait que Proust vécut à Paris plus des trois-quart de sa vie et que l'on peut l'y évoquer en maints endroits, ce que le Cercle littéraire proustien de Cabourg-Balbec s'emploie à faire chaque printemps avec le souci d'y replacer quelque temps fort ou quelque vision émouvante d'une existence qui fut toute entière consacrée à l'art et à la littérature. Cette année, les références portaient sur trois points précis : la société de la Belle Epoque, le prix Goncourt et les impressionnistes auxquels Proust se rattache pour la simple raison qu'il fût un écrivain impressionniste, usant des mots comme un Monet ou un Pissaro de la couleur. A 10 heurs, ce jeudi 28 avril, nous étions une quarantaine à nous retrouver au musée Jacquemart-André qui, comme le musée Nissim de Camando, a été conçu et réalisé pour être la demeure familiale de riches bourgeois épris de culture. De 1869 à 1875, Edouard André, héritier d'une immense fortune, fait construire, dans ce Paris que le baron Haussmann s'est chargé de transformer, un hôtel particulier dont la façade, inspirée du Petit Trianon, est encadrée par deux pavillons et s'ouvre sur le boulevard Haussmann, où Proust résida de 1906 à 1919 dans l'appartement que lui louait sa tante, veuve de Louis Weil. Marié en 1881 avec Nélie Jacquemart, une artiste-peintre, Edouard André décide, en accord avec son épouse, de transformer leur résidence en un véritable musée, constituant méthodiquement une collection consacrée à la Renaissance italienne et aux primitifs du XVe siècle. A la mort d'Edouard en 1894, Nélie parachèvera cette collection avant de léguer l'ensemble à l'Institut de France.

Cet hôtel illustre idéalement ce que devait être les salons, que de tels lieux abritaient, et dans lesquels le jeune Proust rêvait tant d'être reçu, parce qu'il était assuré alors d'y côtoyer des interlocuteurs cultivés, d'y entendre les meilleurs musiciens et d'y admirer les plus belles œuvres d'art que seules ces personnes riches et averties étaient en mesure d'acquérir. Ce magnifique hôtel dans lequel Proust ne pénétrera jamais, aurait pu tout aussi bien être celui des princesses Mathilde et de Polignac, des comtesses Greffulhe et Potocka, où l'opportunité vous était donnée d'écouter des quatuors de Fauré et de Franck ou des poèmes de Montesquiou et d'Anna de Noailles qui s'appelait encore Brancovan.

Dans les pièces sublimement meublées et tendues de soieries, on croisait Charles Haas, les Heredia, les Daudet, les Goncourt, Colette, Madeleine Lemaire, les Straus, toute personne que le jeune Proust, au teint pâle et aux yeux anxieux, enchantait ou irritait par sa très grande politesse et l'attention excessive qu'il vouait à chacune. Il faut imaginer ces soirées et leur faste, alors que la petite musique de Vinteuil égrenait ses notes mystérieuses, que les calèches, tilburys, landaus stationnaient devant les porches et que les femmes rivalisaient de grâce et d'élégance dans un décor où  tout n'était qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté . D'autre part, il convient de replacer la capitale dans son environnement d'époque, quand les Jacquemart-André donnaient leurs somptueuses soirées et où le jeune Proust s'employait à mémoriser ces heures de l'avant Grande Guerre. Ce n'était pas une zone industrielle, avec ce que cela suppose d'agressif pour l'œil, qui entourait alors la ville, mais la campagne et ses paysages bucoliques tels que nous les admirons sur les toiles des peintres impressionnistes. Au bout des avenues ouvertes par le baron Haussmann, que voyait-on ? des visions pastorales, des champs saupoudrés de bleuets et de coquelicots, des haies buissonnières, des carrioles de laitiers et de maraîchers brinquebalant dans les sentes pour s'en aller livrer leurs produits frais ou encore chauds. Et qu'entendait-on, sinon le chant du coq, le pépiement des oiseaux, le bêlement des agneaux ! Oui imaginons cela, nous qui sommes désormais si loin de ces réalités séduisantes !

L'exposition Caillebotte, à laquelle le musée nous convie jusqu'en juillet, nous présente quelques-unes des plus belles œuvres du peintre Gustave Caillebotte qui figure parmi les impressionnistes du tout début et dont les toiles, proches de l'art photographique que son frère Martial pratiquait avec un égal talent, se singularisent par leurs puissants effets de perspectives tronquées et par une inspiration qui s'attache à surprendre les artisans à l'ouvrage et la rue dans son animation quotidienne, sans oublier les scènes nautiques que cet amoureux de la voile se plaisait à peindre. Exposition foisonnante qui s'ouvre comme un éventail et nous offre les productions des deux frères, attachés l'un et l'autre à reproduire en images la vie de cette belle époque qui faisait de Paris la capitale du monde.

Nous quittons le musée, havre du bon goût et écrin précieux d'œuvres rares choisies par des mécènes éclairés, pour nous rendre chez Drouant, place Gaillon, le restaurant des jurés du Goncourt, après que le Café de Paris les ait réunis les onze premières années, prix dont Proust sera honoré le 10 décembre 1919 grâce à la reconnaissance de six hommes dont il a flatté l'estomac - écrira Noël Garnier dans « Le populaire ».Quels sont ces six hommes qui, selon certains, furent si peu perspicaces pour attribuer cette récompense à un mondain décadent épris de duchesses : Léon Daudet, bien entendu, dont le lauréat était l'ami de longue date, après qu'il ait été le petit ami de Lucien pendant quelques mois, Rosny aîné rejoint bientôt par Rosny jeune, Céard, Geoffroy et Elémir Bourges. La fatigue, qu'entraîneront les aléas d'une journée chargée en surprises et émotions, provoquera une crise d'asthme épouvantable à notre écrivain, dont le succès, à la suite de cette distinction, était encore loin d'être acquis. Les jeunes filles en fleurs , à l'évidence, s'adressaient à une élite et l'œuvre sera qualifiée d'infiniment embêtante par nombre de critiques, provoquant la réaction de Jacques Rivière, un converti de la première heure, dans la NRF en date du 1 er janvier 1920, où ce dernier souligne vigoureusement la vision profondément originale du roman et le renouvellement de toutes les méthodes de l'analyse psychologique qu'inaugure une œuvre de cette portée. Proust, lui-même, considérait que son prix avait été passablement saboté par une presse plus sensible aux Croix de bois de Roland Dorgelès et aux souffrances des poilus, alors même que les canons venaient à peine de se taire, qu'aux intermittences du cœur des gens du Faubourg Saint-Germain. Si bien que le succès du Goncourt 1919 en souffrira et que la vente des Croix sera trois fois supérieure à celle des Jeunes Filles . C'est donc dans ce restaurant de renommée mondiale que nous déjeunerons fort gourmandement, tant les plats sont savoureux et les vins au diapason.

La dernière étape de notre périple parisien est le musée de l'Orangerie, l'un des temples de l'impressionnisme, mouvement pictural qui déclina la lumière en ses divers octaves et dont la principale préoccupation sera de s'opposer à la foi aveugle que l'on avait dans l'évidence des réalités concrètes, emboîtant le pas au philosophe Kierkegaard, qui déniait à l'impersonnel et à l'universel le pouvoir de représenter la vérité. Ce qui captivait les peintres de l'époque était les conditions de la vision et la façon dont les choses se transforment sous l'influence de l'énergie, principalement l'énergie de la lumière, modifiant continûment notre perception. On sait que Proust citait l' Olympia de Manet et Les falaises d'Etretat de Monet comme deux de ses huit toiles préférées. On sait également que Monet fut l'un des modèles d'Elstir, l'ami d'Albertine, dont l'art était d'exprimer l'essence de l'impression qu'une chose produit, essence qui reste impénétrable pour nous tant que le génie ne nous l'a pas dévoilée - écrira Marcel Proust. L'écrivain s'était rendu à l'exposition des Nymphéas organisée par Durand-Ruel en mai 1909, après qu'il ait eu tout loisir d'admirer de nombreux Monet chez Madame Straus, le marquis de Réveillon, Charles Ephrussi et Edmond de Polignac qui possédait une toile de Monet que Proust appréciait tout spécialement : Un champ de tulipes près de Haarlem .

Or, ces Nymphéas sont là devant nos yeux, images même de la beauté que Marcel, fin connaisseur, définissait ainsi : C'est une espèce de fondu, d'unité transparente où toutes les choses, perdant leur premier aspect des choses, sont venues se ranger les unes à côté des autres dans une espèce d'ordre, pénétrées de la même lumière, vues les unes dans les autres . Ainsi s'achevait une journée dédiée à l'Art, dont on sait qu'il rapproche le cœur des hommes du cœur des choses, véritable parcours proustien où les étapes de sa vie terrestre restent comme en suspens, ainsi que le sont les étoiles à jamais disparues, mais dont l'éclat nous conduit encore.

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

Qui sommes nous   

Cliquez pour agrandir l'imageLe Cercle littéraire Proustien de Cabourg-Balbec organise lectures et conférences pour faire découvrir et  apprécier,  dans une ambiance conviviale, l'œuvre et la personnalité de  Marcel Proust. Le Grand Hôtel de Cabourg  sert d'écrin à ses activités et  au traditionnel repas proustien de  novembre.
Des liens aussi forts que ceux qui le lient à  Marcel Proust attachent en effet notre Cercle Littéraire au Grand Hôtel de Cabourg. Depuis l'origine siège  de l'association, le Palace Normand accueille  régulièrement  les adhérents, tant dans ses  salons pour des lectures ou  des conférences, que dans le célèbre " Aquarium " pour un repas réunissant les admirateurs de l'écrivain sous le plafond et les lustres qu'il connut il y plus de cent ans

Créé en Avril 2000, le Cercle associe dans le cadre de son programme annuel,  aux lectures et conférences qu'il propose tout au long de l'été, des  sorties sur les lieux évoquant Marcel Proust. Il contribue également à la préparation des manifestations proustiennes organisées localement.
Toujours à la recherche de conférences inédites tant sur l'œuvre que  la personnalité de Marcel Proust ou de ses contemporains, le conseil d'administration s'essaye en permanence à satisfaire au mieux les adhérents en leur offrant un cadre où spécialistes, simples amateurs, voire curieux  occasionnels peuvent, dans une ambiance  toujours conviviale, se retrouver autour du grand écrivain.
       
Le cercle littéraire Proustien de Cabourg-Balbec attribue enfin  tous les deux ans  la "Madeleine d'Or", seul prix au monde à récompenser  une œuvre en français permettant soit la promotion de l'œuvre de Marcel Proust, soit  son étude et son approfondissement.

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La Madeleine d'Or 2011

Quelques souvenirs

ET Pour 2012... un avant goût!

Le goûter et sa rétrospective, une sortie à Illiers-Combray, une conférence sur les jardins de Mme BLOCH-DANO, l'année 1912 par le docteur Henriet, des lectures autour du docteur Cottard et bien d'autres surprises.
Patience, le programme est pour bientôt sur le site...


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